Fondé en 1946 par Philippe Viannay, avec l’idée que le journalisme est un métier autant qu’une vocation, le CFJ a formé près de 2500 journalistes. Nombre d'entre eux exercent les fonctions de directeurs de la rédaction ou de rédacteurs en chef. De Bernard Pivot à Florence Aubenas, de Patrick Poivre d'Arvor à David Pujadas, d’Erik Izraelewicz à Raphaëlle Bacqué, de Franz-Olivier Giesbert à Natalie Nougayrède ou de Laurent Joffrin à Anne-Sophie Lapix (parmi tant d’autres), les journalistes les plus célèbres sont issus du CFJ. Presque la moitié des directeurs de rédactions en sont diplômés. Un ancien, Jean-Xavier de Lestrade, a même obtenu un Oscar en 2002 pour son documentaire Un coupable idéal.
De nombreux lauréats du prix Albert Londres sont d’anciens élèves du CFJ. En 2010, Delphine Saubaber a reçu le prix du « meilleur grand reporter de la presse écrite ». En 2011, Emmanuel Duparcq a aussi reçu le prix Albert Londres pour la presse écrite et David André, pour le prix du « meilleur grand reporter de l’audiovisuel ».
Le CFJ forme les grands journalistes de demain en dessinant le chemin de leur insertion professionnelle. Chaque année, un CDD est proposé à la majorité des étudiants en fin de deuxième année, dans les plus grandes rédactions de France : entre 95% et 100% se voient proposer un contrat. Un florilège pour l'année 2012 : TF1, France 2, France 3, France Culture, RTL, Europe 1, France Inter, RFI, France Bleu, Libération, Ouest-France, Le Parisien, La Vie, l’Equipe.fr, JDD.fr, Huffington Post, Atlantico, AFP Berlin, Reuters, Yumano Press Buenos Aires. La politique de stages permet aussi d’accumuler expérience et contact pour trouver le poste de son choix à la sortie. Les enseignements sont dispensés par les journalistes les plus réputés.
En 2012, les élèves du CFJ ont dominé les concours d’entrée dans les médias avec le 1er prix Pascale Gerin / Le Parisien, la Page d’Or / L’Equipe, la bourse Jean-Baptiste Dumas / RTL, le 2e prix du Tremplin Web / Radio France, la bourse Lauga-Delmas / Europe 1, le prix spécial du jury / bourse AFP, la bourse Jean d’Arcy / France Télévisions, le prix de l’innovation / Le Parisien, le 1er prix du Grand match sports / Canal +, le 1er prix Charles Gide / Fondation Crédit Coopératif, la bourse et le prix spécial de l’AFPA / AJIS.
Grâce à son statut d’école privée (association à but non lucratif), indépendante de l’université, le CFJ propose une pédagogie originale fondée sur l’exercice permanent et l'innovation. Dès son intégration au CFJ, l’élève perçoit une rupture avec ses études précédentes. Chaque année, un budget très important est alloué pour favoriser les reportages. Le journalisme s’apprend sur le terrain, à Paris, en province voire à l’étranger.
Le CFJ, qui avait inventé la filière JRI en 1980, est aussi pionnier en matière d’innovation numérique. Les élèves bénéficient d’un enseignement complet sur l’utilisation et les potentialités des nouvelles technologies. Des grands noms de l’internet, français et étrangers, interviennent chaque année au CFJ. Au delà de la polyvalence sur tous les supports, le CFJ considère que le numérique fait partie de la culture de base de tous les journalistes. En septembre 2013, le CFJ inaugurera la Cité de la presse numérique au sein de son établissement, la première "newsroom" dédiée à l'enseignement initial.
L’équipe pédagogique enseigne les bases du journalisme, les genres, les techniques sur les différents supports. Mais le journalisme ne saurait séduire les publics sans une réinvention. C’est pourquoi la direction du CFJ est attachée à développer la créativité des élèves, y compris aux marges du journalisme, à travers des cours sur le documentaire, le web documentaire, les scénarios, la rédaction de livres.
Studio de télévision avec régie numérique HD et plateau d’enregistrement multicaméras, studios de montage (Avid, Final Cut, Premiere Pro, etc), unités de reportage (Betacam, HDV, Panasonic P2, etc), studios et régies radios numériques, cabines de mixage, applicatifs professionnels de la presse écrite : les moyens techniques du CFJ équivalent à ceux des rédactions.
Avec un taux d’encadrement des élèves extrêmement élevé, le CFJ propose une équipe pédagogique très dense. Les « fils rouges », qui exercent de hautes responsabilités dans les médias, organisent l’enseignement dans les filières sous la direction de Julie Joly, directrice, Thierry Guilbert, directeur adjoint, et de Pierre-Marie Descamps, directeur des études adjoint. Chaque année, près de 200 journalistes en activité dans les grands médias français et européens, dispensent des formations au CFJ. Ils apportent aux élèves leur expérience et un suivi individuel.
Le CFJ est la seule école de journalisme à proposer aux admis à son concours de choisir entre la filière classique, sous statut étudiant, et la filière apprentissage, avec un statut de salarié. L’enseignement dans les deux filières est concomitant et les élèves accèdent au même diplôme. Près du tiers des jeunes diplômés de la filière apprentissage en 2012 ont obtenu un contrat avec leur entreprise d'accueil avant même la sortie de l’école.
Sans frais d’inscription supplémentaires, les étudiants peuvent s’inscrire au master de Paris I Panthéon-Sorbonne, dont les cours spécifiques sont dispensés au CFJ par des enseignants réputés de l’une des plus grandes institutions universitaires françaises.
Le CFJ propose à ses élèves de suivre des cours de l’Ecole normale supérieure (ENS) de la rue d’Ulm (notamment en langues rares, géopolitique, etc) et du master Médias de l’ESCP-Europe (pour s’initier à l'entreprenariat des médias), sur la base du volontariat.
Le CFJ est un établissement d'enseignement supérieur, dont le diplôme est reconnu au niveau bac + 5 par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche; il est la seule école de journalisme (avec le Celsa) membre de la Conférence des grandes écoles.
Le CFJ est très attaché à la « big picture » internationale. L’école insiste sur la pratique du journalisme en anglais, avec un département des langues dédié et un professeur agrégé d’anglais permanent. Membre fondateur de l’European journalism training association (EJTA), le CFJ est bénéficiaire de la charte Erasmus. Il est possible d’effectuer un semestre d’études à l’étranger dans le cadre d’échanges avec des écoles de l’EJTA, avec l’Ihecs à Bruxelles, la Danish School of Media and Journalism à Copenhague ou à Aarhus et l’université Laval à Québec.
En 2013, tous les élèves de la promotion de première année ont effectué un reportage de 10 jours à Athènes. Le CFJ organise et finance des reportages à l'étranger pour ses étudiants. Ils se sont ainsi rendus ces dernières années : en Tunisie, en Inde, à Taïwan, en Roumanie, en Haïti, en Allemagne, en Italie, en Belgique, en Grande-Bretagne.
Les journaux école, tant en presse écrite, radio, télévision que sur le web, sont l’occasion pour les élèves de travailler dans l’urgence et les contraintes du réel, sous la supervision de journalistes professionnels. Mais les élèves doivent développer le sens de l’organisation et même prendre en charge la rédaction en chef… Emotions garanties.
Aucune autre école ne peut se targuer d’être autant au cœur de la vie politique française. En 2013, le journalisme politique était encore à l’honneur avec le séminaire annuel dirigé par Claude Askolovitch, éditorialiste politique, et de nombreux invités aux « Rendez-vous du CFJ » : François Baroin, Louis Aliot, Manuel Valls, Nathalie Kosciusko-Morizet. L'an dernier, l'émission Election 2012 en partenariat avec You Tube, l'AFP et Twitter a rencontré un fort succès avec plus de 2 800 000 vues sur Internet.
Des séminaires sont organisés chaque année, afin que chacun puisse développer ses compétences et son réseau dans son domaine de prédilection. Xavier Fontanet, ex-PDG d’Essilor, professeur à HEC, anime le séminaire économie intitulé "Les 12 clés de la stratégie". Le journalisme d'investigation est dispensé par Philippe Broussard, rédacteur en chef du service "Enquêtes" de L'Express, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, grands reporters au Monde et Vincent Nouzille, journaliste d'investigation.
Aucun des grands concours de journalisme de sport organisés à la sortie des écoles n’a échappé en 2012 au CFJ : Frédéric Roullier a remporté la légendaire Page d’Or de L’Equipe ainsi que le Grand Match Sport de Canal +, avec des contrats à la clé. Le séminaire sports est animé par Vincent Duluc, grand reporter à l'Equipe et Gabriel Richalot , ancien journaliste - chef de projet, cellule applications mobiles et nouveaux contenus à L’Equipe.
Grâce à la réputation du CFJ et sa proximité avec les sièges des médias nationaux, les élèves du CFJ peuvent travailler dans les plus grandes rédactions en dehors des horaires scolaires : nuits de veille sur TF1 et France 2, présentation de journaux entre minuit et quatre heures du matin sur les radios nationales, rédaction ou relecture de comptes-rendus les soirs de matchs à L’Equipe ou l’AFP, piges au Figaro, etc. Des activités rémunérées.