Ecole de journalisme

Centre de formation des journalistes - Paris

La Maison des enfants de Cerçay

Ils sont 36 pensionnaires la semaine à Cerçay, un petit château du XIXè en Sologne près de Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher). Ils vont à l'école, apprennent  un métier : menuiserie, mécanique, électricité mais aussi horticulture ou jardinage. La bâtisse est entourée d'un grand parc où certains s'essaient au potager.

Créée en août 1960 à l'initiative de Philippe Viannay, l'Association pour l'enfance heureuse gère la Maison des enfants de Cerçay qui accueille toujours aujourd'hui ces enfants et adolescents souffrant de troubles du comportement et de  conduite, âgés de 6 à 20 ans, avec pour objectif principal de les réconcilier avec l'école et parfois leur famille. Cerçay est un Institut thérapeutique éducatif pédagogique agréé par la DASS.

« Viannay était un idéaliste qui, comme lorsqu'il a créé le journal ‘Défense de la France', croyait qu'on pouvait agir et mettre en œuvre des idées qu'il jugeait utiles », souligne Marie-Odile Fargier, une ancienne étudiante du CFJ (promo 68) devenue plus tard directrice des études. « Viannay, dont tout le monde connaissait le désintéressement absolu, avait un énorme réseau fondé en partie sur la résistance, ce qui a donc aidé à lever des fonds pour lancer le projet ».

L'ensemble des encadrants -administrateurs, équipe de direction, éducateurs...- veillent à ce que les enfants ne soient pas coupés de leur famille et mettent à profit leur séjour pour devenir plus autonomes. « Le but n'est pas de les garder. Chaque année un certain nombre d'enfants sont scolarisés dans les écoles et collèges environnants, tout en restant suivis par des éducateurs. Les plus grands, âgés de 15 à 18 ans, déjà en apprentissage professionnel, séjournent dans une petite maison dans la ville voisine », précise Mme Fargier, présidente du conseil d'administration de l'école de Cerçay.

Il existe autour de Cerçay tout un réseau de maîtres d'apprentissage, de tous les corps de métiers, pour leur permettre, via un CAP ou un BEP, une insertion professionnelle durable. Outre les métiers du BTP, l'horticulture et le jardinage peuvent conduire certains à embrasser une carrière liée à l'environnement.

Réuni trois fois par an, le conseil d'administration, qui comprend des journalistes, des élus et responsables associatifs locaux, « ne s'investit pas seulement dans l'aspect gestionnaire mais aussi dans le projet éducatif. Il discute des choix avec l'équipe d'encadrants ».

Parmi les membres de ce conseil figurent notamment Claire Richet, secrétaire générale du CFPJ pendant plus de 30 ans, Jacques Marchand, ancien président du Centre, Ghislaine Bambuck, ex-responsable pédagogique de Sportcom et Magid Yaou, représentant des anciens.

Magid est entré à l'âge de huit ans à Cerçay. Il a passé un CAP de menuisier avant d'être embauché en 1984 au CFPJ où il est devenu responsable des services généraux.

 
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