Épris de liberté, Philippe Viannay ne s'est pas limité aux seuls journalistes.
Juste après la guerre, il fonde le Centre nautique des Glénans, d'après l'archipel qu'il découvre lors d'une croisière avec sa femme Hélène. Il rêvait de créer « des équipages de nations mêlées qui seraient l'armada des jeunesses du monde ». C'est sous son impulsion qu'une équipe d'architectes va concevoir des bateaux qui seront essayés aux Glénans avant d'être commercialisés, comme le Vaurien en 1952. L'objectif : mettre la plaisance à la portée de tous. ‘Le Cours de Navigation' des Glénans, traduit en quatre langues, est aujourd'hui encore un ouvrage technique de référence.
Viannay foisonnait d'idées. En 1960, soutenu par Jean Arthuys, ancien secrétaire général de la Nouvelle Gauche, il fondait l'Association des foyers internationaux, destinée à accueillir les étudiants, originaires des anciennes colonies françaises et boursiers du gouvernement français.
La même année Il créait aussi l'Association de l'enfance heureuse. Elle gère la Maison de Cerçay, un centre qui accueille des jeunes en difficulté, toujours en activité aujourd'hui.
Philippe Viannay a été un précurseur dans un domaine moins médiatisé à l'époque, l'environnement. Au début des années 70, il créait le Centre de formation à l'environnement et en 1975, il fut l'un des initiateurs du Conservatoire du littoral.
SOURCES :
magazines sur les 40 ans et les 50 ans du CFJ, « Philippe Viannay le corsaire »